J'ai pu obtenir par un ami ( merci à toi, Olivier ! ) un pass pour
assister à tous les concerts du 20ème anniversaire du festival
A Vaulx Jazz, sans contrepartie, ni contrainte.
Je me suis retrouvé dans une situation assez déstabilisante
: je suis au milieu de nombreux photographes, professionnels et
amateurs, ce sont mes premières photos en salle, induisant quelques contraintes de
déplacements, limitant les angles possibles. Et puis, je dois m'installer
dans la durée : comment faire des photos plusieurs soirs de suite
sans reproduire les mêmes images, tout en restant toujours à l'affut .
Premier bilan purement "comptable" : j'ai utilisé aucours de
ces 5 soirées une quantité de film équivalente à
ce que je passe au cours de la nuit à Jarnioux ! Premier point à
méditer... surtout que le taux de déchets reste à peu près
constant.
Cette expérience aura finalement été
intéressante à plus d'un titre : regarder les autres travailler,
en particulier ceux dont c'est le "gagne-pain", apprendre à
s'économiser ( et économiser le film ! ), rectifier les erreurs
techniques d'un soir sur l'autre, se forcer parfois un peu à reprendre
un cadrage déjà essayé les jours précédents...
Finalement, si j'ai ressenti le plaisir sans cesse renouvelé du stress
à la récupération des fims, j'ai également compris
que la photo de spectacle avait - du moins pour moi - ses limites, qu'en refaisant
des images toujours proches, la lassitude s'installait peu à peu. Alors
stop? ou encore ? J'attends maintenant Jarnioux pour voir si ce sentiment se
conforte ou s'estompe... avec peut-être quelques tentations du côté
d'images moins "photographiques", davantage "informatiques"...
Non, je n'ai pas l'intention de remplacer mes films par une galette de silicium
! mais simplement l'envie d'associer davantage "photoshop" à
mes images.